Un volet roulant coûte en ordre de grandeur 300 à 700 euros posé en version manuelle, 500 à 1 200 euros motorisé et 700 à 1 500 euros en version solaire, pour une fenêtre de taille courante. Le choix se joue sur le coffre, qui doit s'adapter à la maison, sur la commande et sur le matériau des lames.
Ordres de grandeur pour une fenêtre de taille courante, avant aides éventuelles. Les grandes baies, les lames en aluminium et les commandes connectées augmentent le prix.
Manuel, motorisé ou solaire ?
- Le volet manuel, à sangle ou à manivelle : le moins cher et le plus simple à réparer. La sangle s'use avec le temps ; la manivelle est plus robuste et convient aux volets lourds.
- Le volet motorisé filaire : un moteur dans l'axe du volet, relié au réseau électrique et commandé par un interrupteur. Il faut amener un câble jusqu'au coffre, ce qui est simple en neuf, plus délicat en rénovation.
- Le volet motorisé radio : même moteur, mais commandé par télécommande ou par un interrupteur sans fil. Il peut se piloter par groupe, avec une horloge ou depuis un téléphone.
- Le volet solaire : un petit panneau sur le coffre recharge une batterie qui alimente le moteur. Aucun câble à tirer : c'est la solution la plus pratique pour motoriser une maison existante sans travaux d'électricité. Il demande un peu de lumière sur la façade, ce qui est le cas de la plupart des expositions.
Le coffre : tunnel, intérieur ou extérieur
Le coffre abrite le tablier enroulé. Son emplacement compte autant que le volet lui-même :
- Le coffre tunnel est intégré dans le mur, au-dessus de la fenêtre, et se pose surtout en construction neuve ou lors d'un remplacement complet. Il est invisible et bien isolé.
- Le coffre intérieur, posé côté pièce au-dessus de la fenêtre, est fréquent dans les maisons des années 1970 à 1990. Mal isolé, il laisse passer l'air froid : c'est un point faible souvent oublié quand on change les fenêtres.
- Le coffre extérieur, fixé en façade ou dans l'embrasure, est la solution habituelle en rénovation. Il ne touche pas à l'intérieur, mais il se voit depuis la rue et réduit un peu le clair de jour s'il est posé dans l'embrasure.
Un coffre extérieur ajouté sur une façade en modifie l'aspect : une déclaration préalable de travaux est alors en général nécessaire. Dans un secteur protégé, il peut être refusé ; renseignez-vous en mairie avant de commander.
Lames PVC ou aluminium ?
Les lames en PVC sont légères et économiques, adaptées aux fenêtres de taille courante. Elles supportent moins bien les grandes largeurs et peuvent se déformer au soleil sur une façade très exposée, surtout dans les teintes foncées.
Les lames en aluminium, remplies de mousse isolante, sont plus rigides et résistent mieux aux chocs et aux tentatives d'effraction. Elles s'imposent pour les baies vitrées et les grandes largeurs, et offrent un plus grand choix de couleurs. Elles coûtent plus cher.
Confort d'été, confort d'hiver
Fermé en journée pendant les fortes chaleurs, un volet roulant empêche le soleil de chauffer la vitre : c'est l'une des manières les plus simples de garder une maison fraîche sans climatisation. La nuit en hiver, la lame d'air entre le volet et la vitre limite un peu les pertes de chaleur, surtout devant un ancien vitrage.
La motorisation rend ces gestes réguliers : un volet que l'on peut fermer d'un geste, ou avec une horloge, est un volet que l'on ferme vraiment. Avec des volets solaires ou radio, une commande centralisée permet de fermer toute une façade avant de partir travailler.
Réparer ou remplacer ?
- Une sangle cassée ou usée se change sans difficulté : c'est la réparation la plus courante et la moins chère.
- Une lame cassée ou un tablier qui se bloque se répare en général en changeant les lames abîmées ou les attaches, sans remplacer tout le volet.
- Un moteur en panne se remplace dans le même axe, si le coffre est accessible. Sur un volet solaire, c'est souvent la batterie qui s'use la première.
- Un volet ancien à coffre intérieur, bruyant et qui laisse passer l'air, gagne souvent à être remplacé en même temps que la fenêtre : le poseur traite alors le coffre et la jonction avec le mur d'un seul coup.
Pour une réparation, décrivez la panne et, si possible, la marque du moteur : le dépanneur viendra avec la bonne pièce.
Volet et fenêtre : à faire ensemble ?
Changer les fenêtres et les volets en même temps évite deux chantiers et permet de choisir un bloc-baie, où le coffre et la fenêtre forment un seul ensemble, ou de soigner l'étanchéité entre le coffre et la menuiserie. Un volet seul n'entre en général pas dans les travaux aidés au titre de la rénovation énergétique ; le taux de TVA appliqué dépend de la nature exacte des travaux, demandez au poseur de le préciser sur le devis. Voir notre guide changer ses fenêtres.
Questions fréquentes
Quel est le prix d'un volet roulant posé ?
En ordre de grandeur, 300 à 700 euros pour un volet manuel, 500 à 1 200 euros pour un volet motorisé et 700 à 1 500 euros pour un volet solaire, pose comprise, pour une fenêtre de taille courante. Les baies vitrées et les lames en aluminium coûtent davantage.
Volet roulant solaire ou filaire : lequel choisir ?
Le solaire évite de tirer un câble jusqu'au coffre : c'est le plus simple en rénovation, mais il coûte plus cher et sa batterie s'use avec le temps. Le filaire est moins cher et sans batterie, mais demande une alimentation électrique au-dessus de la fenêtre.
Peut-on motoriser un volet roulant existant ?
Oui, dans la plupart des cas : on remplace la sangle ou la manivelle par un moteur glissé dans l'axe du volet, filaire, radio ou solaire. Comptez en ordre de grandeur 250 à 600 euros posé, selon la commande et l'accès au coffre.
Combien coûte une réparation de volet roulant ?
Tout dépend de la panne : en ordre de grandeur, une centaine d'euros pour changer une sangle, davantage pour des lames abîmées, et plusieurs centaines d'euros pour remplacer un moteur. Décrivez la panne précisément pour obtenir un devis juste.
Faut-il une autorisation pour poser des volets roulants ?
Si le volet ajoute un coffre visible ou modifie l'aspect de la façade, une déclaration préalable de travaux est en général nécessaire. Dans un secteur protégé, l'architecte des Bâtiments de France peut le refuser : renseignez-vous en mairie avant de commander.